Motion du 26/11/2024
Lycée martin Luther King Bussy
Sécurisation de l’accès principal depuis le parvis
Les élus des personnels enseignants et assistants d’éducation, ainsi que les élus des
parents du lycée Martin Luther King, déplorent une nouvelle fois l’absence de
sécurisation de l’entrée du lycée. L’accès direct, depuis le parvis, aux portes de
l’établissement et au garage à vélos ne doit plus être possible. Nous demandons la
pose de grilles et de portails sur le parvis, d’un sas d’accès contrôlé et sécurisé, dès
cette année scolaire.
genres, et surtout avec les attentats et attaques ciblées contre les établissements
scolaires, il est malheureusement avéré que ce renforcement de la sécurité est un
impératif, constaté par tous, mais toujours pas pris en compte concrètement pour
notre lycée par la Région qui en a pourtant la responsabilité (articles 212-2 et 214-6
du Code de l’éducation).
C’est une « urgence vieille de 15 ans » que nous rappelons régulièrement en CA.
Tout le monde en convient, parents, élèves et personnels s’en inquiètent, mais rien
n’est fait pour mettre un terme à cette situation. Rappelons que notre lycée a déjà
subi plusieurs tentatives d’intrusion, repoussées par les assistants d’éducation
assurant l’accueil des élèves, dont une violente en 2021. Il est important de garder
en mémoire que lors de cette tentative d’intrusion, un assistant d’éducation et un
professeur ont reçu des coups et ont été blessés.
Cette demande de sécurisation de l’accès depuis le parvis reste depuis trop
longtemps sans effet. Nous souhaitons qu’elle soit enfin prise en compte, pour la
sécurité des personnels et des élèves du lycée Martin Luther King.
Matériel et prestations informatiques fournis par le Conseil régional
Le Conseil d’administration du lycée MLK constate que la politique menée par le
Conseil régional d’Ile-de-France en matière d’équipement informatique et de
prestations informatiques pour les lycées franciliens pose des problèmes croissants.
L’absence totale de concertation avec les équipes enseignantes, le non-respect de la
liberté pédagogique, les décisions unilatérales sur les dotations soulèvent de
nombreuses questions.
Ainsi :
• La décision de ne plus investir dans les salles informatiques, et donc de limiter
le nombre d’ordinateurs fixes dans les établissements et de ne pas remplacer
ceux qui tombent en panne, sous prétexte que les élèves ont un ordinateur
portable, méconnaît la diversité des usages pédagogiques des outils
informatiques. Un écran aussi petit que celui des ordinateurs portables fournis
aux élèves n’est pas adapté à tous les travaux et ces ordinateurs ne
supportent pas tous les logiciels utilisés dans certaines disciplines.
• Les ordinateurs élèves ne sont pas remplacés de façon immédiate quand ils
dysfonctionnent. Dans ces conditions, les élèves privés d’ordinateurs sont
bloqués dans leur travail, n’ont plus accès aux manuels et aux documents
déposés dans leur cahier de textes par leurs professeurs, à moins d’avoir
recours à leur smartphone et au monde de distractions et de divertissements
qu’il contient. Le smartphone ferait-il désormais partie des fournitures
scolaires ?? Il devient alors impossible de construire une séance en classe
autour d’activités numériques, sauf à en exclure une partie des élèves. En fin
de journée, il est fréquent que les batteries des ordinateurs portables des
élèves doivent être rechargées pour qu’ils puissent continuer à les utiliser.
Quels sont les moyens mis à notre disposition pour permettre cette recharge ??
Des “armoires de charges” avaient été promises lors de l’imposition des livres
numériques. C’était un leurre.
• L’installation systématisée d’ENI (Écrans Numériques Interactifs) et le non
remplacement concomitant des vidéoprojecteurs qui tombent en panne, au
détriment également de la surface de tableaux sur lesquels on peut écrire,
revient à imposer des outils et méthodes au mépris de la liberté pédagogique
mentionnée à l’article L912-I-I du Code de l’Éducation, suite à l’adoption de la
loi d’orientation du 23 avril 2005. Leur intérêt pédagogique est discutable, leur
maîtrise demande un temps de formation dont toutes et tous ne disposent pas
nécessairement. Ils laissent peu d’alternatives en cas de panne, ils ont une
empreinte écologique (fabrication, transport, consommation d’énergie) non
négligeable et en contradiction avec les objectifs de sobriété qui sont seuls à
même de répondre aux crises écologiques. Enfin, leur coût pose comprise est
estimé entre 8000 et 9000 euros par ENI. N’y a-t-il pas d’investissement plus
urgent ??
• La gestion de l’ENT (espace numérique de travail) par des prestataires privés
sous la direction du Conseil régional montre un manque criant d’anticipation.
Dans quelle entreprise verrait-on la migration de la messagerie
professionnelle de toutes les catégories de personnel se faire sans prévenir,
sans sauvegarde préalable et en pleine période de travail ? C’est pourtant le
12 septembre, en pleine rentrée et en pleine journée, que la messagerie de
l’ENT a été basculée vers un nouveau système, sans information préalable,
avec perte a priori des messages antérieurs au 29 août. Certes, un tutoriel fort
complexe a été fourni ensuite pour récupérer les archives, au prix de
nombreuses manipulations et d’une perte de temps considérable.
Par conséquent, le Conseil d’administration du lycée MLK de Bussy-Saint-Georges
demande
• un remplacement des vidéoprojecteurs si ceux-ci tombent en panne et
s’oppose formellement à tout déploiement de ENI, sauf demande explicite de
l’équipe disciplinaire concernée ? ;
• que des postes fixes avec un écran de grande taille (24 pouces, minimum)
soient conservés et renouvelés si besoin dans les salles d’enseignement
technologiques (STMG, STI2D), dans toutes les salles de TP de SVT et
Physique-Chimie, pour tous les postes enseignants de toutes les salles du
lycée, pour les bureaux de la vie scolaire, pour l’administration, pour le pôle
médico-social et pour les personnels région concernés par l’usage de
l’informatique ? ;
• que toute modification des équipements au service des élèves et des
professionneles de l’Éducation nationale soit présentée en CA,
conformément au Code de l’éducation qui prévoit une autonomie pédagogique
et éducative dans les établissements ? ;
• qu’un personnel soit affecté à temps plein aux multiples tâches liées au
numérique (matériels, ressources GAR, ENT, etc) ? ;
• une liberté de choix dans les contrats et le matériel de reprographie dont la
robustesse est extrêmement insuffisante au regard de l’utilisation d’un
établissement de 1350 élèves et dont les contrats d’entretiens n’apportent
absolument pas satisfaction
