A croire journaux, radios et télévisions, qui font mine de s’en étonner alors qu’ils sont ses ardents propagandistes, l’état de grâce persiste pour le Président de la République. Ses adversaires politiques en sont d’ailleurs réduits à lui tresser des lauriers. Pourtant, la surenchère présidentielle finit par montrer ses limites. La rétroactivité d’une partie de la loi « TEPA » a buté sur les principes de la Constitution ; la priorité accordée à l’université se passera de tout collectif budgétaire ; la loi sur la récidive n’est que la cinquième depuis 2002... enfin, malgré les déclarations lénifiantes du Premier Ministre et de la Ministre de l’Economie, la croissance du PIB française sera bien inférieure aux prévisions du gouvernement à la suite notamment de la crise boursière de l’été.
2 septembre 2007
