image postes
logo SNES
Manifestation en direction du ministère
départ 14h Place Edmond Rostand (RER Luxembourg) / Bd Saint-Michel / rue A. Comte / rue d’Assas / Bd Raspail / rue de Grenelle)
Grogne des fonctionnaires, malaise des enseignants... les médias ont des mots qui escamotent à dessein la réalité. Depuis six mois, les fonctionnaires ne grognent pas, ils s’opposent tout simplement au gel de leurs salaires. Décrits comme les gardiens d’un temple qui craque sous le poids des inégalités et de l’échec scolaire, comme les mauvais soutiers d’un navire qui sombre dans le classement PISA..., les enseignants voient venir de loin les mesures que Sarkozy, Fillon et Darcos vont présenter dans la foulée de la publication du Rapport Pochard : belle continuité, en effet, d’Allègre aux premières fuites du rapport de la commission « sur l’évolution du métier d’enseignant », en passant par la Lettre aux Educateurs de Sarkozy et le rapport Thélot : mérite, individualisation, autonomie, annualisation, flexibilité, contractualisation, bivalence, allègements des horaires et rationnalisation des formations...
C’est que tout ce petit monde baigne dans la même conception de la gestion des services publics, et de l’éducation en particulier. L’éducation nationale n’est plus qu’un fournisseur parmi d’autres, en concurrence « libre et non faussée » avec le secteur privé. En son sein même, chaque établissement doit jouir de la plus grande autonomie, être managé pour de vrai, attractif, performant... Quant aux statuts, ils paralysent. Au bout du compte, concurrence et atomisation gangrènent l’école. Dans le supérieur, la loi Pécresse parachève cette évolution.
Il y a pourtant une réalité nouvelle : c’est l’inscription dans le marbre de la Révision Générale des Politiques Publiques de la réduction du nombre de fonctionnaires, qui frappera plus que tous les autres, notre ministère. Depuis cinq ans les recrutements ont baissé de 56 %, et l’Education Nationale doit supprimer 80 000 emplois de 2009 à 2012 !
Oui, nous nous trouvons aujourd’hui au bord d’un précipice. L’effondrement de la cote de popularité de l’exécutif peut rassurer... mais seule notre mobilisation peut faire reculer le gouvernement. Pour nos trois sections académiques, la préparation de la rentrée 2008 dans les établissements, la publication du « Livre Vert » dont le gouvernement doit tirer un « Livre Blanc », doivent être l’occasion d’une lutte de tous les instants. Après les grèves du 20 novembre et du 24 janvier, avant que ne se terminent pour toutes les académies les congés d’hiver, la grève du 15 février est une étape indispensable de cette lutte.
D’autres organisations syndicales partagent cette analyse : la CGT-Educ’action Paris-Créteil-Versailles, le SGEN Paris et Seine-et-Marne, Sud Education 95 et 75, le SNICS, le SNUEP Paris-Créteil-Versailles, ont signé avec nos trois sections académiques un appel commun à la grève.


