Les résultats de la grève du 24 janvier dans l’éducation nationale traduisent une mobilisation d ?ampleur comparable à celle du 20 novembre 2007. Les personnels restent donc déterminés à obtenir des réponses à leurs revendications sur l ?emploi, les salaires, le devenir des services publics. Ils rejettent les réponses qui leur sont faites par le gouvernement :
– refus de reconnaître la dégradation du pouvoir d ?achat des fonctionnaires (-7% depuis 2000),
– refus de tracer des perspectives de carrière en particulier dans l ?éducation,
– attaques sur les garanties statutaires
– heures supplémentaires comme seul levier de revalorisation au détriment de l ?emploi et de la qualité du métier. De ce point de vue, le rectorat de Créteil voit grand pour l’année prochaine !
– suppression de milliers d ?emplois (637 à Créteil !), ce qui fragilise l ?éducation (réduction programmée des horaires élève, suppression d ?options) avec comme premières victimes les élèves socialement les plus en difficulté.
A cela s ?ajoute la forte inquiétude des personnels d ?enseignement, d ?éducation et d ?orientation sur les évolutions du système éducatif et de leurs métiers : réforme des bacs professionnels (les transformations de bep s’annoncent plus importantes encore que ce que le rectorat laissait entendre en décembre), réforme des voies générales du lycée, concurrence entre les établissements avec le nouvel assouplissement de la carte scolaire, menaces sur l ?existence du service public national de l ?orientation.
Le report des conclusions du comité Pochard sur le métier enseignant, comme celui de la diffusion du rapport d ?audit pour l ?éducation nationale sur la Révision générale des politiques publiques, ne peuvent que renforcer leurs inquiétudes sur leur contenu.
Les sections académiques Paris, Créteil et Versailles du SNES appellent tous les collègues à poursuivre la mobilisation et l’action pour s’opposer à ces orientations désastreuses pour le service public en général, et l’éducation nationale en particulier. En tout état de cause, elles considèrent que la construction d’une nouvelle action de grève est nécessaire avant les congés de février.
