Pondération en REP+ : ne pas céder aux pressions

la pondération en REP+ est définie par la circulaire n°2014-077 dont voici l’extrait concerné :

Ces textes prévoient, en Rep+, un dispositif de pondération des heures d’enseignement des enseignants du second degré reconnaissant le temps consacré au travail en équipe nécessaire à l’organisation de la prise en charge des besoins particuliers des élèves qui y sont scolarisés, aux actions correspondantes ainsi qu’aux relations avec les parents d’élèves et à la formation. Chaque heure assurée dans ces établissements est décomptée pour la valeur d’1,1 heure pour le calcul de ses maxima de service. Sans avoir vocation à se traduire par une comptabilisation, ce dispositif vise à favoriser le travail en équipe de classe ou disciplinaire, en équipe pluri-professionnelle (conseillers principaux d’éducation, conseillers d’orientation psychologues, documentalistes, assistants d’éducation ou pédagogiques, assistants sociaux, personnels infirmiers, médecins notamment) mais également les rencontres de travail entre les deux degrés, notamment dans le cadre du conseil école-collège et des rencontres avec des partenaires.

Ce texte dit clairement que les heures pondérées n’ont pas vocation à être comptabilisées. Dans des situations comparables on ne demande pas de compte aux collègues pour les heures effectuées en cycle terminal, en BTS ou en CPGE.

Dans le texte, la pondération correspond à la reconnaissance de la charge de travail supplémentaire due aux particularités des établissements classés en REP+.

Par conséquent, il est légitime de refuser que des heures de réunion soient inscrites de manière obligatoire dans les emplois du temps. Rendre la concertation matériellement plus facile est positif là où cela n’a pas de conséquences négatives sur les emplois du temps.
Mettre en place de façon autoritaire et bureaucratique une concertation hebdomadaire sur des thèmes définis par le chef d’établissement n’est en revanche ni acceptable ni utile.

Malgré la clarté de ce texte certains chefs d’établissements, DASEN ou Recteurs exigent des collègues un temps de réunion hebdomadaire obligatoire en insistant sur la partie du texte définissant les objectifs de cette pondération.

Malgré l’existence de ce débat juridique, dans les REP+ comme dans les autres collèges, ces réunions, pour devenir obligatoires doivent être précédées d’une convocation nominative et signée par le chef d’établissement.

Cette année, les mobilisations dans les collèges REP+ préfigurateurs (Barbara à Stains, Jean Moulin à Aubervilliers et Jean Zay à Bondy) ont permis de faire reculer les chefs d’établissements qui ont renoncé à ces réunions hebdomadaires. Aucun retrait sur salaire n’a été effectué pour les collègues qui n’ont pas assisté aux réunions qui ont eu lieu.

Dans certaines académies, les chefs d’établissements ont tenté de bloquer la carrière des collègues en refusant d’augmenter leur note administrative. Après intervention du SNES dans les commissions paritaires, les collègues ont été rétablis dans leur droit et leur note augmentée.

Le SNES est intervenu auprès du ministère cette semaine pour que les pressions exercées sur les équipes cessent dans l’académie de Créteil. Il est temps que l’administration fasse confiance aux collègues et permette aux équipes de s’organiser pour le bien des élèves sans pression ni management autoritaire.

Le SNES appelle donc les collègues à refuser toute lecture autoritariste de la circulaire citée plus haut. Nous organiserons une réunion en septembre pour faire le point. En attendant n’hésitez pas à nous faire connaître la situation dans votre établissement si vous enseignez en REP+.

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