Le nouveau système de classement APV mis en place cette année est un système injuste, dangereux et brutal.
Lors du groupe de travail du 5 novembre toutes les organisations syndicales présentes sauf le SGEN-CFDT et le SE-UNSA ont dénoncé la mise en place de ce dispositif.
Voici la déclaration commune (vous la trouverez également en pièce jointe ainsi que le bilan des propositions faites par le Recteur et qui doivent être officialisées lors du CTPA du 22 novembre)
Déclaration intersyndicale concernant les APV lors du groupe de travail du 5 novembre 2004
La note de service sur les mutations 2005 est une nouvelle étape de la déconcentration que nous continuons de combattre qui :
– Va conduire à 31 mouvements académiques différents et donc à une inégalité de traitement des personnels sur le territoire national.
– Crée un dispositif APV qui vise à restructurer entièrement le second degré et rompt brutalement l’équilibre précédent des barèmes en ne valorisant plus qu’une seule situation : exercer en APV.
– Introduit la possibilité pour les chefs d’établissement de choisir leurs équipes.
Tout ceci est inacceptable !
Les dispositifs précédents (sensible, PEP IV...) n’ont pas fait la preuve de leur efficacité à rendre ces postes attractifs et à y stabiliser les personnels.
Alors que l’amélioration des conditions d’exercice avec la création des postes nécessaires devrait s’imposer prioritairement dans les établissements, ce nouveau dispositif ne rompt pas avec la logique antérieure.
Il ne rompt donc pas non plus avec l’idée que la situation de ces établissements ne peut s’améliorer et confirme la priorité donnée à une démarche qui offre aux collègues un droit de sortie après quelques années de service volontaire dans ces établissements classés.
Ce groupe de travail est censé étudier les propositions de l’administration concernant la liste des établissements APV de l’académie de Créteil. Or, avec l’obligation faite par la note de service de classer tous les établissements situés en zone de prévention de la violence, les dés sont pipés. Il concerne près de la moitié des établissements de l’académie de Créteil, établissements de nature totalement différente.
De plus ce classement n’est pas un classement Education Nationale, il est le fruit de politiques départementales et municipales contradictoires.
Pour toutes ces raisons, nos organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SN-FO-LC, CGT, SUD Education, SNALC, SNETAA refusent d’entrer dans la logique de ce dispositif qui participe à la remise en cause de nos statuts et de leur caractère national. Elles ne peuvent prendre part à une discussion sur des choix rectoraux dictés par une politique ministérielle qui accentue encore la déconcentration du mouvement mise en place en 1998 et que nous avons dénoncée.
Nous réaffirmons que seul le retour à un mouvement national permettra un traitement équitable et égal des collègues sur tout le territoire et un égal accès au service public d’éducation pour les élèves.
