LES R ?PONSES DU RECTORAT NE SONT PAS ? LA HAUTEUR DES ENJEUX : LA MOBILISATION SE POURSUIT AU LYC ?E SAMUEL BECKETT (LA FERT ?-SOUS-JOUARRE, 77)

A l ?automne 2013, le Ministre de l ?Education nationale Vincent
Peillon avait choisi le Lycée Samuel Beckett pour inaugurer la « 
Charte de la Laïcité », en présence de Mme la Rectrice de
l ?Académie de Créteil. En ce printemps 2014, l ?avenir parait bien
sombre pour le Lycée et les Collèges publics du secteur de la
Ferté-sous-Jouarre. Au nom de l ?austérité budgétaire, le Rectorat
projette en effet d ?y supprimer des dizaines d ?heures
d ?enseignement, plusieurs classes et plusieurs postes
d ?enseignant-e-s.

Au Lycée Samuel Beckett, aucune baisse des effectifs n ?est prévue à
la rentrée prochaine. Pourtant, les enseignant-e-s, alertés par
l’intermédiaire du SNES, ont appris au mois de février que le Rectorat
prévoyait notamment la suppression de l ?une des deux classes de 1e
STMG, du seul poste d ?Allemand et de l ?un des quatre postes
d ?Histoire-Géographie. Ces mauvaises nouvelles sont arrivées au
moment où l ?on apprenait par ailleurs l ?ouverture d ?une classe de
Seconde ?? dans le Lycée privé sous contrat de la Ferté-sous-Jouarre !
Le mardi 29 avril 2014, 90% des enseignant-e-s du Lycée public Samuel
Beckett étaient en grève.

De nombreux parents d ?élèves les ont
rejoint-e-s tout au long de cette journée de mobilisation qui a
commencé à la Ferté-sous-Jouarre et qui s ?est terminée à Créteil : en réponse à une demande déposée un mois plus tôt, une délégation a été reçue en audience au Rectorat, en fin
d ?après-midi. Elle était composée de trois enseignant-e-s et de
deux parents d ?élèves.

Une Assemblée Générale avait mandaté la délégation pour porter
trois revendications indissociables : une dotation horaire suffisante
pour permettre à l ?établissement de fonctionner, le maintien du
nombre de classes existant actuellement, et le maintien de tous les
postes existants. Qu ?il s ?agisse du respect des volumes horaires
obligatoires, de la pérennité des options, du poste d ?Allemand ou du
maintien de la deuxième classe de 1e STMG : la plupart des demandes
portées par la délégation n ?ont, pour l ?instant, pas reçu de
réponse à la hauteur des enjeux. Seule avancée réelle : on apprend
le lundi 6 mai que le que le Rectorat décide finalement de maintenir un
poste de titulaire en Histoire-Géographie, au lieu de le transformer en
support provisoire.

Lors de l ?audience, les représentant-e-s du Rectorat ont formulé la
très vague promesse d ?un « assouplissement » de la Dotation Horaire
Globale, réalisé « dans le dialogue » avec la direction de
l ?établissement. Ils ont surtout fait comprendre aux enseignant-e-s
et aux parents d ?élèves qu ?il y avait « des arbitrages à trouver ». Derrière ces mots, il y a une réalité : l ?austérité imposée aux établissements scolaires compromet l ?avenir du service public de
l ?éducation. « N ?oublions pas qu ?il y a 50 milliards d ?euros
à trouver en trois ans », a déclaré l ?une des personnes
représentant le Rectorat lors de l ?audience du 29 avril.

Non, nous « n ?oublions pas » que les choix politiques ont des effets
sur les conditions de travail des personnels et sur le parcours scolaire
des élèves.


Les enseignant-e-s en ont bien conscience et refusent
cette logique austéritaire que l ?on tente de leur imposer. La
mobilisation va donc se poursuivre au Lycée Samuel Beckett, sous des
formes qui seront décidées collectivement.

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