Le point sur les dernières évolutions du projet Peillon

Grève du 5 décembre sur la modification des statuts et missions : mobilisation significative dans l’académie de Créteil

SNES Créteil

La mobilisation du 5 décembre a été un premier moment de mobilisation réussi dans l’académie de Créteil. Malgré un calendrier très serré et un périmètre uniquement académique, de très nombreux établissements se sont mobilisés et on peut estimer que les taux de grévistes étaient souvent supérieurs à ceux du 10 septembre (28% pour une cinquantaine de remontées).

Cette mobilisation témoigne de l’inquiétude de la profession face aux propositions du ministre V. Peillon. Cette inquiétude transparaît également dans les heures d’information syndicale où d’après les retours des établissements, les collègues sont venus particulièrement nombreux.

Les premiers échos que nous avons reçus des réunions de préparation de la rentrée 2014 n’annoncent pas un climat plus apaisé pour les semaines à venir. En effet, les chefs d’établissements auraient été invités à anticiper sur la mise en place de cette réforme et à se préparer à une baisse des DHG, dans un contexte de hausse des effectifs.

Les dernières modifications du texte n’ont pas non plus de quoi rassurer la profession.

Ce que nous gagnons :

  • dans 300 établissements classés, les collègues profiteront d’une pondération pouvant aller jusqu’à deux heures.
  • l’heure de majoration de service pour effectifs faibles disparaît.

Ce qui est maintenu :

  • la mission principale d’un enseignant reste définie en assurant "principalement un service d’enseignement" dans sa discipline de recrutement.
  • un horaire de référence qui ne change pas, défini de façon hebdomadaire en heures de cours devant élèves.

Ce que nous perdons :

  • les compléments de service dans une autre commune pour les collègues en poste fixe deviennent légaux. Cette pratique était jusque-là marginale et l’objet de négociations. L’exception risque de devenir une règle de gestion commune.
  • les heures de décharges statutaires sont remplacées par des indemnités.
  • l’heure de première chaire est remplacée par une pondération de 1.1 (la notion de classe parallèle disparait). Tous les collègues qui font plus de 5 heures de cours en cycle terminal sont perdants.
  • la définition de "missions liées" obligatoires qui s’ajoutent à notre service d’enseignement : évaluation des élèves "de l’établissement" (et non seulement de la classe), réunions de tous ordres, formation continue. Tout cela existait déjà bien évidemment mais en les listant et en affirmant leur caractère obligatoire, on va vers une hausse de notre temps de travail et du pouvoir des chefs d’établissements.
  • on ouvre la possibilité d’une définition locale d’une partie de notre service pour les "missions complémentaires" (coordo de discipline, de cycle ou d’un niveau, référent numérique ou décrochage...) avec une lettre de mission rédigée par le chef d’établissement.
Si le ministre veut "valoriser" notre métier, il doit augmenter nos salaires et améliorer nos conditions de travail. Toucher à nos obligations de service sans compensation salariale, c’est inacceptable. Avec ce texte, V. Peillon va provoquer une augmentation de notre temps de travail et favoriser le développement du management local.
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