12/02/2016accueil > le métier > lycée

Le lycée coûte cher, circulez sans redoublement !

Profitez des surveillances de bac pour faire circuler et signer cette pétition puis envoyez là nous ( copie au SNES creteil, copie au SNES national)

http://www.snes.edu/La-fin-du-redoublement-la-gestion-de-flux-comme-seul-horizon-pedagogique.html

Tout en bas, des courriers d’établissement, envoyez-nous les votres !

Les moyens alloués au lycée font les frais d’une réforme du collège qui pour cette année ne rogne pas trop de moyens, les classes seront chargées, y compris dans les séries technologiques, et les moyens n’accompagnent pas la hausse démographique à la hauteur des besoins.

Un passage à marche forcée des élèves en classe de première générale et technologique. Le redoublement n’est même plus un droit, il pourra être refusé par le chef d ?établissement ou par la commission d’appel qu’il faudra saisir pour supplier de retenter sa chance !

Les conseils de classe où notre présence est à interroger, seront des parties de tétris ayant pour but de répartir au mieux les élèves dans les séries du lycée général et technologique, niveau ou pas, en fonction des places ??

On voudrait organiser une fuite des élèves du lycée public et aboutir à baccalauréat sans valeur, on ne s’y prendrait pas autrement !
SNES Créteil

circulaire rectorale : http://cache.media.education.gouv.f...

Redoublement ou maintien : cela n’a désormais rien à voir ??

Le redoublement est une mesure exceptionnelle (décret du 18 nov 2014), réservée au cas où il pourra pallier à une période importante de rupture des apprentissages scolaires (fort absentéisme, maladie..). Quand la demande émanera de la famille, on pourra le leur refuser : "le chef d’établissement peut s ?opposer à une demande de redoublement de la famille s’il estime que les conditions, pour que l’élève puisse en tirer parti, ne sont pas réunies. En cas de désaccord sur un redoublement refusé aux parents, une procédure d’appel est proposée conformément à l’article D331-63 du code de l’éducation. "
Le maintien est envisagé si les voies du LGT proposées par le conseil de classe sont refusées par la famille après le conseil de classe et le passage « dans le bureau du chef d’établissement » « lorsque les parents de l’élève ou l’élève majeur n’obtiennent pas satisfaction pour les voies d’orientation demandées ». Conformément à l’article D331-58 du code de l’éducation, ce main-tien dans la classe d’origine est alors de droit, sans restriction liée à un éventuel redoublement antérieur. Ce droit s’applique pour une seule année par palier d’orientation.
SNES Créteil extrait de la fiche dialogue

Fiches dialogues modifiées

Les fiches de voeux des familles sont modifiées :
La fiche d’un élève de seconde générale et technologique ne comportera que des demandes et décisions d’orientation en filière générale et technologique.
Il n’y a pas de case redoublement)
Il y a une case conseil de ré orientation en voie professionnelle : dont la fonction est de donner un conseil à la famille mais en plus obligatoirement une série de 1ere générale ou technologique devra être cochée comme décision de conseil de classe. (ceci n’est pas précisé dans la fiche dialogue mais est indiqué dans la circulaire rectorale qui dit p4 :
"En fin de 2nde GT, les demandes et décisions d’orientation porteront sur les séries des voies générale ou technologique. Les fiches dialogue sont maintenues (sans possibilité de décision de redoublement) de même que la commission d ?appel pour les désaccords portant sur la série de 1ère " )

Le conseil de classe du second trimestre (puis celui du troisième trimestre) devra émettre une proposition de première générale ( essentiellement) ou technologiques à effectifs limités *.
SNES Créteilextrait de la fiche dialogue

Puis le chef d’établissement prendra sa décision :
SNES Créteilextrait de la fiche dialogue

Commissions d’appel :

Pour les familles qui demanderont un redoublement refusé par le chef d’établissement
Pour les familles en désaccord sur la série générale ou technologiques proposées pour la classe de première.

Si l’élève n’obtient pas satisfaction, l’élève devra poursuivre en première dans la série générale ou technologique que les profs lui auront proposée ou demander le maintien, si c’est sa première seconde.

Pas d ?inquiétude, les élèves en difficulté vont être pris en charge !

« L’application de la mesure relative au redoublement exceptionnel doit conduire les équipes à mettre tout en œuvre pour créer les conditions les plus favorables à la réussite de leurs élèves tout au long de leur parcours au lycée. La mobilisation des dispositifs de tutorat et de remise à niveau permettant de prévenir ou de remédier aux difficultés des élèves, de même que le renforcement du dialogue avec les familles constituent des leviers essentiels pour une mise en œuvre efficace de cette nouvelle mesure, au service d’une plus grande réussite des élèves. »

La circulaire parle-t-elle bien de ces séances d’AP en classe entière ou en fin de journée, encadrées par des professeurs ne connaissant parfois même pas les élèves et encore moins leurs difficultés ?
Tutorat ?
le rectorat n’a dégagé aucun moyen spécifique
Aucun bilan officiel n ?a été fait et les remontées que nous en avons dans nos lycées ne sont pas positives.
Des stages de remise à niveau
vont être proposés en conseil de classe. Peut-on imaginer que quelques heures fin juin vont suffire à retrouver un niveau de fin de seconde ? Comment les profs seront-ils rémunérés ?

Le rapport H/E (nombre d’heures par élève) a baissé de 1.62 à 1.47 de 2010 à la future rentrée 2016 malgré les effets d ?annonce du ministère.
Cette baisse va aggraver la situation, car en raison de la suppression de nombreux dédoublements, des élèves que nous pouvions aider seront perdus..

Pourtant des économies vont être réalisées ?? Vont-elles être utilisées pour accompagner ces élèves en difficulté ? Ne risque-t-on pas de voir s’accroître le décrochage en 1ère et terminale ?

Une hiérarchisation encore plus importante des séries :

La réforme Chatel prévoyait des passerelles entre les séries, des stages de remise à niveau, une aide au décrochage, rien n ?a été mis en place et la hiérarchisation entre les séries sera augmentée avec l ?application de ce décret.
L’obligation de proposer la série la plus accessible implique donc l ?existence de séries en capacité d’offrir un enseignement qui pourra être suivi par un élève dont les enseignants jugent qu ?il n ?a pas le niveau.
L’académie a prévu de créer des classes de ES et de STMG et d ?augmenter cette année leurs capacités de 24 à 35 élèves
tout est donc réuni pour y mettre les élèves qui auraient redoublé les années précédentes ! et à 35 par classe, ils ne pourront pas être pris en charge comme ils le devraient.

Des fuites vers le privé à prévoir et un lycée public dynamité

  • Des séries « poubelles », ou alors des séries qui se valent toutes où il faudra caser coûte que coûte les élèves n’ayant pas le niveau.
  • Une baisse du niveau d’exigence
  • Augmentation de l’hétérogénéité et classes ingérables
  • Des professeurs méprisés dont l’expertise est niée
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