Motion votée à l’unanimité de la CA réunie le 8 janvier 2007
La réussite de la mobilisation contre les modifications de statuts que le Ministre a fait passer au CTPM malgré l’opposition de l’ensemble des organisations syndicales, le succès de la grève et de la manifestation parisienne montrent combien cette question est sensible chez nos collègues.
Chacun, pour peu qu’il soit informé, mesure les enjeux de ce profond bouleversement, pour nos conditions de travail mais aussi pour l’avenir de l’éducation nationale elle-même lorsqu’on met ces modifications en perspective avec les audits, la réforme des IUFM et les suppressions de postes
annoncées pour la prochaine rentrée.
Par ailleurs l’entretien d’orientation imposé aux professeurs principaux de 3e par une circulaire de décembre vise à transférer le coeur du métier de COPsy et à supprimer, à terme, ces personnels spécialisés Il ne faut pas relâcher la pression et poursuivre la mobilisation pour le retrait des modifications des décrets de 1950 dont le ministre veut la publication avant la fin du mois, et l’ouverture de négociations pour une véritable prise en compte des évolutions de notre métier (temps et charge de
travail, difficultés du métier, multiplication des réunions et des contraintes, questions salariales...).
Il nous semble nécessaire de poursuivre ce mouvement, de l’étendre dès janvier, en préservant au maximum l’unité syndicale qui ne peut être garantie que par les personnels dans les établissements.
Il faut tout faire pour réussir la manifestation nationale de toute l’éducation à l’initiative de la FSU le samedi 20 janvier. La plupart des organisations nationales refusant pour des raisons partisanes de s’y associer, il est possible au niveau des académies, voire des départements d’élargir la participation.
Par ailleurs il est nécessaire d’appeler à la grève le plus tôt possible et en tout état de cause avant la fin janvier. Le SNES doit faire cette proposition à la prochaine réunion intersyndicale qui en prenant une telle décision répondrait à la hauteur de la gravité de la situation. Faute d’unanimité, le SNES devra prendre ses responsabilités.
La CA du S3 de Créteil appelle les personnels :
?? à se réunir rapidement dans les établissements, si possible le jeudi 11 janvier, jour du CTPM qui va entériner la suppression de près de 5 500 postes dans le second degré à la rentrée 2007. Lors de cette réunion, nous les appelons à contresigner la lettre de l’intersyndicale nationale au premier ministre, à débattre des suites de l’action (y compris de la grève en janvier), à faire remonter aussitôt leurs demandes d’action aux organisations syndicales, et à
rassembler localement toutes les forces pour le succès de la manifestation nationale appelée par la FSU le 20 janvier ;
?? à prendre contact avec les collègues des établissements voisins avec les mêmes objectifs ;
?? à s’adresser aux parents d’élèves pour leur montrer les conséquences de ces mesures sur l’éducation des jeunes ;
?? à décider collectivement le moyen de refuser le transfert du métier de COPsy aux professeurs principaux ;
?? à refuser la multiplication des tâches qui ne font pas partie de nos obligations de service en informant l’administration et les parents des raisons de ce refus.
La CA du S3 appelle les sections SNES d’établissement à engager une campagne audacieuse d’adhésion au SNES dont l’utilité est concrètement perceptible dans la situation actuelle.
Elle les invite à organiser des réunions de S1, en invitant si nécessaire des militants des S2 et/ou du S3, pour préparer les congrès académique et nationaux et remettre en débat nos mandats.
