Le mardi 12 juillet, les élus du SNES-FSU, FO, SUD, SE et SNALC ont refusé de siéger à la CAPA de promotion à la hors-classe des certifiés. La déclaration ci-dessous a été lue (déclaration commune à tous les syndicats sauf le SGEN-CFDT). Faute de quorum, cette commission est reconvoquée le vendredi 15 juillet.
Déclaration des élu-e-s SNES, FO, SUD, SE, SNALC du 12 juillet 2005
Nous avions exprimé lors du GT du 14 février avec l’ensemble des organisations syndicales du second degré, notre opposition non seulement à la note de service ministérielle mais également à son application académique par les éléments de barème que vous avez choisis. Votre projet de promotions illustre le caractère aléatoire et arbitraire du choix des promus. Au motif d’une individualisation des gestions de carrière, l’évaluation redondante des IPR et chefs d’établissement a montré ses limites et ses incohérences.
Ainsi, les disparités d’appréciations sont flagrantes d’un établissement à l’autre et d’une discipline à l’autre. Cette iniquité n’est pas la seule : nous avons relevé tant d’erreurs que nous aurions dû pouvoir informer nos collègues du détail de leur barème afin qu’ils puissent en demander la rectification. L’année scolaire étant achevée, nous n’avons pu le faire. Par ailleurs, ce nouveau dispositif fait sensiblement baisser l’âge des promus par rapport au projet de l’an dernier. Par voie de conséquence, de nombreux collègues partiront en retraite sans accéder à la hors classe.
Nous vous avions alerté de nos craintes depuis février. Elles étaient fondées.
Nous réaffirmons notre attachement à des critères objectifs et communs à tous, quelle que soit l’académie d’exercice, garantie de l’égalité de traitement, de la transparence et de la lisibilité pour chacun de ses perspectives de carrière. Ces principes sont essentiels pour le service public d’éducation.
Nous vous demandons de revenir sur ce dispositif et d’établir un tableau d’avancement qui soit plus fondé sur l’ancienneté en retirant les avis des chefs d’établissement et des IPR. Dans le cas contraire, par respect pour nos collègues et pour la défense de nos métiers, nous refusons de cautionner, par notre présence, un système de promotion inacceptable.
