26 janvier 2005

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Déclaration SNES-FSU à l’ouverture du groupe de travail de vérification des barèmes inter 2005

Voici la déclaration du mercredi 26 janvier 2005 :

[...]Les mutations 2005 sont marquées par l’aggravation de l’inégalité de traitement des collègues entre les académies et au sein de chacune d’elles : il y aura 31 mouvements différents. Les règles étant modifiées d’une année sur l’autre, il est impossible pour les collègues d’avoir une vision à moyen terme de leurs possibilités de mutation. L’affichage d’un barème artificiellement gonflé laisse croire dans un premier temps aux collègues qu’ils auront plus de chance de muter, le choc sera rude lorsqu’ils constateront le bond fait par les barres d’entrée dans les académies.
Le but du ministère est de culpabiliser les collègues qui n’obtiendront pas satisfaction de façon à ce qu’ils réclament eux-mêmes une refonte du système de mutation allant vers la régionalisation. Nous rappelons que seul un mouvement national assurerait l’égalité de traitement, l’équité et la transparence sur l’ensemble du territoire.

Cette année, les collègues dans la ligne de mire sont les TZR puisque la bonification de 20 points spécifique à leur fonction est supprimée ainsi que les collègues bénéficiant de l’APU ou de la garde conjointe ou alternée pour qui les enfants ne sont plus pris en compte...

Nous terminions l’an dernier notre déclaration liminaire en soulignant l’effet pervers de l’accumulation des dispositifs de classement des établissements qui rendait opaque pour les collègues l’attribution des bonifications. Nous affirmions qu’une seule catégorie d’établissement classé, établie sur des critères transparents et objectifs, avec à la clef des moyens supplémentaires pour alléger les effectifs et prévoir des heures de concertation notamment...permettrait d’y voir plus clair.
Avec le nouveau système APV mis en place, nous sommes bien loin du compte.

Concernant les critères d’établissement de cette liste, nous réaffirmons que le simple fait de classer obligatoirement les établissements sensibles ou en zone de prévention violence est source d’inégalité ; il est donc impossible de parler de critères objectifs.

Concernant l’amélioration des conditions de travail dans ces établissements rien n’est prévu et la suppression de 200 postes dans l’académie pour la rentrée 2005 va forcément aggraver leur situation.

Jusqu’à quelques jours avant ce GT on aurait pu croire que ce nouveau dispositif avait au moins le mérite de remettre à plat tous les classements précédents simplifiant ainsi la lisibilité pour les collègues concernés, le travail des services et les vérifications pour le représentants du personnel.

Pas du tout !

Les collègues ont été bernés par la circulaire ministérielle puis la circulaire rectorale. Il était clair à la lecture de ces deux documents officiels que les collègues en poste dans un établissement inscrit sur la liste APV pouvaient prétendre aux bonifications de 300 ou 400 points uniquement en fonction de leur ancienneté de poste dans l’établissement.
C’est seulement lorsque les collègues ont pu regarder sur SIAM le barème calculé par les services à partir du 11 janvier qu’ils se sont rendus compte qu’une toute autre règle avait été appliquée prenant en compte la date de classement de l’établissement Monsieur le Recteur a alors produit un additif à la circulaire rectorale le 18 janvier. Cet additif étant en complète contradiction avec la circulaire elle-même !

Cela devient maintenant une habitude de changer ainsi les règles en cours de route. Ce mépris avec lequel sont traités les collègues est inadmissible.
D’autre part, nous ne sommes pas certains que cette nouvelle règle d’attribution des bonifications APV ait été appliquée dans toutes les académies puisque le ministère a confirmé ce mode de calcul uniquement en fin de semaine dernière.

Les TZR sont là encore dans la ligne de mire avec ce nouveau système, en plus d’avoir perdu la bonification de 20 points, si le système APV est maintenu en l’état ils ne pourront plus l’an prochain bénéficier de bonification même s’ils n’ont exercé que dans des établissements classés. Dès cette année, la disparité de traitement entre un collègue en poste fixe depuis 5 ans en APV et un TZR ayant été affecté successivement dans 5 établissements classés APV est inadmissible.

D’autre part, les collègues TZR ne sont pas responsables de la date précoce de ce groupe de travail et certains qui auront été affectés pour au moins la moitié de l’année en établissement APV se voient refuser l’attribution d’une bonification au prétexte qu’il n’est pas possible de savoir en janvier si le remplacement sera prolongé ; sur ce sujet également nous avons assisté à un changement de position de l’administration rectorale en quelques jours...

Nous vous demandons de revenir sur ces décisions.

Cette façon méprisante de traiter les collègues ne manque pas de nous inquiéter sur la façon dont va se dérouler le mouvement intra.
Lors du groupe de travail du 14 décembre, vous nous avez fait part du barème que vous mettrez en place. Or, les instructions ministérielles semblent en contradiction avec un certain nombre de vos annonces. Il serait judicieux que les collègues connaissent très rapidement par l’intermédiaire d’une circulaire rectorale le barème intra qui leur sera appliqué, en espérant que la circulaire rectorale soit réellement appliquée cette fois-ci et jusqu’au terme du mouvement !

Les personnels sont très mécontents, la forte mobilisation du 20 janvier a montré le profond attachement de la profession à un service public d’éducation de qualité.
Nous ne laisserons pas se pérenniser les dégradations, les voltes face rectorales et ministérielles qui déstabilisent les personnels sont insupportables. Des établissement se mobilisent actuellement contre la précarité, contre la baisse d’ambition pour les élèves de notre académie, contre la mise en place du bac local ; nous soutenons ces actions et nous ferons tout pour les développer car ce sont elles qui sont porteuses d’avenir pour le service public d’éducation.

Le seul point sur lequel l’administration a accepté de revenir est celui concernant les TZR affectés sur une suppléance en établissement classé APV. Si le ou la collègue est affecté au moment du groupe de travail dans un tel établissement, l’administration lui accorde une année APV pour 2004/2005 considérant qu’il est possible que la suppléance soit prolongée.