25 janvier 2006

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Déclaration SNES-FSU à l’ouverture du groupe de travail de vérification des barèmes inter 2006

Ce groupe de travail, qui concerne les barèmes de mutation inter est emblématique à plusieurs titres des attaques sans précédent que subissent le système éducatif et ses personnels.

Le rectorat est dans l’incapacité d’assurer les remplacements des commissaires paritaires comme il est incapable d’assurer le remplacement de nombreuses absences supérieures à deux semaines. Il n’y a plus de TZR disponibles alors que certains d’entre eux étaient volontaires pour assurer des remplacements de courte durée. Mais où est passé le soi-disant surplus de titulaires dont vous vous vantiez en début d’année scolaire ? Le refus de confier aux TZR des missions de suppléance participe de la volonté de faire disparaître les remplacements par des titulaires qualifiés, formés et volontaires.
Pour autant, les contractuels sont pour la plupart au chômage (certains campent devant le rectorat depuis plus de 100 jours) et voient disparaître leurs possibilités de réemploi et de titularisation.
Ce n’est pas en supprimant des postes au budget 2006 et en diminuant le nombre de postes aux concours, de façon à ne remplacer qu’un départ à la retraire sur deux, que la situation va s’améliorer !

Concernant les mutations, les barèmes qui sont appliqués cette année, sont dans la suite logique de la mise en place, contre l’avis de tous l’an dernier, du nouveau système de classement APV. Nous continuons à condamner cet empilage de mesures inefficaces pour la stabilisation des équipes et toujours plus obscures pour les collègues. Cette année, nombre d’entre eux sont étonnés de constater que leur barème est inférieur à celui qu’ils avaient l’an dernier.
Quant aux TZR, ils sont complètement écartés du dispositif, seuls un ou deux peuvent prétendre à cette bonification car ils ont exercé dans le même établissement pendant 5 ans. Comment admettre que ceux qui ont changé tous les ans d’établissement, à chaque fois classé, n’ont droit à rien ?
Nous supposons que le nouveau plan que l’on peut qualifier de « dynamitage » des ZEP va encore conduire à de nouvelles règles et ce, dès le mouvement intra.
En effet, la création de postes à profil dans les établissements nouvellement nommés EP1 ou « ambition réussite », va alimenter le flux des affectations hors barème et hors contrôle paritaire.
Tous ces dispositifs dérogatoires, toutes ces règles qui changent chaque année sont le fruit d’une politique libérale qui introduit de plus en plus la déréglementation et la contractualisation tant pour les statuts et carrières des personnels, que pour nos élèves ou nos établissements. Cette politique développe la recherche de solutions individuelles et la destruction des solidarités.

Les personnels du premier et du second degré en Seine-Saint-Denis seront en grève demain, soutenus par les parents d’élèves, contre le démantèlement du service public d’éducation et pour des moyens pour la réussite de tous les élèves.
La journée d’action du 2 février dans la fonction publique se situe au c ?ur de la semaine d’action des fédérations de l’éducation. Nous serons en grève pour la défense de services publics de qualité pour tous et partout et tout particulièrement pour le service public d’éducation.