27 mai 2008

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Continuer la lutte et préparer la rentrée dans nos établissements

Depuis des mois, le gouvernement s’est refusé à entendre les revendications des personnels. Les réponses apportées aux lycéens n’en sont pas, la promesse d’une revalorisation de nos métiers, déjà faite en mai dernier, puis réitérée par le Président de la République le 15 mai (en même temps que l’annonce d’une loi sur le service minimum), reste lettre-morte, même si sous la pression des personnels le 15 puis le 18 mai, le ministre s’est enfin décidé à annoncer l’ouverture de discussions sur la réforme des lycées, la revalorisation de la condition enseignante, et les déroulements de carrières.

Il n’est pas question que, sur ces trois sujets, le ministre applique la méthode à laquelle nous a habitué le gouvernement Fillon. Depuis des mois, il distille ses orientations : réduction des horaires, des options, des séries peut-être ; au lycée ; heures supplémentaires et alourdissement des missions pour les personnels ; rémunérations au mérite... Il est certain que les négociations ne peuvent s’engager, dès lors, que sous la pression de l’action des personnels de l’Education Nationale. Les fédérations de l’Education se retrouvent ce mardi 27 mai pour débattre des suites de l’action.

Dans nos collèges et les lycées, l’année prochaine se prépare maintenant. Il est essentiel que chacun s’implique pour organiser la résistance dans les conseils d’enseignements et le refus des heures supplémentaires
. Une récente publication du SNES Créteil vous propose quelques pistes en la matière.

Il ne faut pas sous-estimer l’impact du refus des heures supplémentaires. Le SNES Créteil invite toutes les sections d’établissements à relancer la campagne sur les heures supplémentaires, en utilisant la Déclaration de refus des heures supplémentaires peut désormais être signée en ligne.


Cette préparation revêt d’autant plus d’importance que la « Circulaire de rentrée » que le Recteur vient d’adresser à tous les chefs d’établissements balise singulièrement l’autonomie des établissements, en leur fixant des objectifs qui dépassent, de loin les dispositions nationales,
par exemple sur le Socle commun et son évaluation. Nous proposerons très rapidement une analyse détaillée de cette circulaire rectorale.