C’est bien connu, il n’y a pas de problème de remplacement dans l’académie de Créteil, et parce que les ressources sont abondantes, le Ministère peut ponctionner 164 des 1072 postes affectés au remplacement (il vient enfin d’annoncer la ventilation des 3000 postes supprimés au niveau national).
Alors, qui a dit en janvier 2008 qu’« on doit se donner les moyens d ?un remplacement efficace », qu’il était « nécessaire de revoir à la hausse les moyens du remplacement pour conforter l ?efficience du remplacement de longue durée dans les périodes les plus touchées par les congés maladie et maternité » ? Le Recteur de Créteil, qui ajoutait que cette « mesure courageuse aura des effets concrets » !
Ce qui serait courageux, c’est de refuser cette nouvelle ponction qui nuira à tous les élèves de l’académie, et aggravera encore les conditions d’exercice des TZR.
Pourquoi le recteur affiche-t-il une nouvelle politique en revenant sur la maigre augmentation du nombre de TZR consentie à la dernière rentrée ?
Le non remplacement va-t-il devenir la règle ? ou bien s’agit-il d’augmenter la précarité par le recours à ces vacataires corvéables ?
Dans cette période de forte crise qui s’inscrit dans la durée, Président de la République et gouvernement prétendent investir pour l’emploi en donnant sans contre partie des moyens aux entreprises privées. Ils feraient bien de montrer l’exemple en créant des emplois publics dans l’Education afin d’assurer tous les remplacements par des personnels qualifiés.
