Lycée SUGER : Le rectorat et la ministre ne prennent pas la mesure de la situation

Communiqué de presse du Snes-Fsu Créteil

Le 7 mars 2017, un groupe de jeunes s’est introduit dans le lycée Suger à Saint Denis avec une volonté d’occasionner des dégâts matériels dans le lycée et de mettre le feu dans un bâtiment. Déjà la veille, la salle des professeurs avait été caillassée et les cours de l’après midi suspendus. Jamais les violences n’avaient atteint ce niveau dans cet établissement. Elles ont créé panique, désarroi et stress parmi les personnels et les élèves. Après un moment de flottement, la direction a décidé d’évacuer le lycée. Les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation d’une cinquantaine de jeunes qui ont été mis en garde à vue prolongée de 48 h . Nous regrettons que les forces de l’ordre aient procédé à des arrestations sans distinguer les élèves évacués, des fauteurs de troubles.
Malgré le stress, les personnels et une très large majorité des élèves ont repris les cours dès ce matin.

Déjà en septembre 2016, les enseignant-es du lycée Suger confronté-es à l’agression physique d’un personnel de surveillance et à des intrusions et incidents répétitifs n’avaient eu d’autres solutions que de se mettre en droit de retrait pendant plus d’une semaine. Ni le rectorat ni la préfecture n’ont pris alors la mesure de la gravité et de la complexité de cette situation qui perdure.
Avec les personnels , le SNES- FSU Créteil dénonce l’insuffisance des mesures prises pour éviter ces violences et pour assurer un fonctionnement serein de l’établissement.

Le Snes Fsu Créteil exige la protection des personnels et un accompagnement adapté à la difficulté sociale pour que tous les élèves puissent réussir leur scolarité. Les enseignant-es demandent des postes de surveillant-es supplémentaires – ce qui leur a été refusé en septembre dernier. Ils demandent également des postes pour diminuer les effectifs dans les classes et mieux encadrer leurs élèves. La ministre en visite au lycée a opposé une fin de non recevoir à ces demandes et ne propose aucune mesure pour remédier à cette situation. Il serait temps que la ministre s’occupe enfin de l’Éducation Prioritaire en lycée, ce qu’elle a refusé de faire pendant sa mandidature.

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