Collèges de Seine-et-Marne

Préparation de rentrée 2015 : la DHG nouvelle est arrivée

S’informer pour agir dans les Conseils d’Administration

La situation des collèges de Seine-et-Marne à la rentrée 2015-2016 sera a bien des égards, assez comparable à celle des années précédentes. Certes, contrairement aux années passées, les effectifs progressent désormais à rythme inférieur à celui des moyens : ils n’augmentent que de 0,5 %, quand la dotation augmente de 1,23 %. Et cette progression entraîne logiquement une très légère hausse du H/E (le ratio du nombre d’heures par élèves qui détermine le taux d’encadrement), hors enseignements spécifiques, qui passe de 1,20 à 1,21. Mais cette hausse est trop timide pour permettre une vraie amélioration des conditions d’études à la rentrée prochaine. ? noter qu’à ce stade, tous les moyens n’ont pas encore été engagés par l’IA, qui se réserve un "matelas", pour ajuster les moyens en fonction des variations d’effectifs d’ici à la rentrée prochaine. Cette année, le fameux "matelas" est particulièrement épais et représente près de 3,4 % de la dotation totale. Cela doit nous inviter à se mobiliser dans les CA pour obtenir des moyens supplémentaires lorsque les situations l’exigent. Un diaporama explicatif est joint à cet article pour vous permettre d’animer une heure d’information syndicale : [http://www.creteil.snes.edu/IMG/pdf/comparaison_DHG_77_2009-2015.pdf].

Car nous revenons de loin. Pour mémoire, la Seine-et-Marne a atteint un sommet historique cette année, avec 25,35 élèves par classe, tout type d’établissements confondus (d’après enquête lourde de rentrée), soit le plus haut niveau enregistré sur les dix dernières années. Et à présent que nous disposons des chiffres ? ce qui n’était pas le cas lors du bilan de rentrée ? nous comprenons mieux en quoi a consisté le changement de typologie opéré l’an passé. Sous couvert de réévaluer la situation de chaque établissements, une majorité de collèges de catégorie BA et BC ont été artificiellement passés en catégorie A. Cela a permis d’opérer une redistribution à l’envers, de faire apparaître une baisse des effectifs par classe dans les établissements de catégorie A, tandis qu’on dégradait objectivement les conditions d’études d’une majorité d’établissements auparavant classés BA et BC.

Le changement de typologie a donc consisté en un jeu de bonneteau.

Qu’on en juge. Avant le changement de typologie (A BA BC C) intervenu à la rentrée 2014, 25 % des élèves de Seine-et-Marne étaient scolarisés dans des établissements classés A, qui accueillaient en moyenne 27 élèves par classe. Après le changement de typologie (A B C D), 60 % des élèves Seine-et-Marnais sont désormais scolarisés dans des établissements classés A, avec 26,2 élèves par classe en moyenne. Sur la même période pourtant, la situation économique et sociale de nos élèves ne s’est pas améliorée, c’est le moins que l’on puisse dire. Il aurait donc été plus logique de donner plus à ceux qui ont moins, et en l’occurrence d’abonder considérablement la DHG départementale pour redonner des marges de man ?uvres aux équipes pédagogiques et s’attaquer véritablement à la difficulté scolaire.

L ??ducation Prioritaire sacrifiée

Au lieu de cela, en Seine-et-Marne, le ministère a fait le choix de déclasser 9 établissements de ZEP, dont 8 sont situés en milieu rural, et d’opposer à la relégation économique, sociale et culturelle des habitants de la grande couronne périurbaine, le désarroi et la misère sociale des cités de Seine-Saint-Denis. Là où naguère l’OCDE pointait une insuffisance de ressources et une mauvaise utilisation des moyens existants, le ministère n’a semblé retenir que le second aspect, pour ne pas répondre à la première préconisation. Pour recoller à la moyenne de ce que consacrent à l ??ducation prioritaire l’ensemble des pays de l’OCDE, la France devrait consacrer plus du double des moyens actuels (soit 4 % du budget de l’E.N., contre seulement 1,56 % actuellement). Le ministère a choisi de résoudre le problème à l’envers, en divisant par deux le nombre d’établissements éligibles au label REP, afin de doubler les moyens des établissements maintenus dans le dispositif.

Fort de ce constat, les élus départementaux du SNES-FSU ont choisi de se prononcer contre la DHG départementale, considérant que comme la répartition se fait à moyens contraints, celle-ci ne peut être satisfaisante.

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